Colombia — Ghana
L'Arrowhead Stadium a retenu son souffle pendant tout le match – mais la question n'était pas de savoir qui allait marquer, mais pourquoi la Colombie n'a marqué qu'une seule fois. C'est le paradoxe de cette soirée à Kansas City.
Dès les premières minutes, la Colombie a pris le jeu à son compte : 67% de possession en première mi-temps, 91% de passes réussies, 20 tirs, un xG de 2,19 – ce n'est pas seulement de la domination, c'est de l'étouffement. Cinq grandes occasions – et quatre d'entre elles gâchées. Sans ce gaspillage, le score aurait pu être écrasant. Le principal coupable et le principal héros en une seule personne – Jhon Arias. À la 12e minute – un carton jaune, à la 14e – un but. Deux touches à deux minutes d'intervalle, qui ont scellé le sort du match. Son tir pénétrant depuis le flanc est sa marque de fabrique, et aujourd'hui, il a fonctionné au bon moment. Mais la Colombie n'aurait pas dû se permettre une fin de match aussi nerveuse : quatre grandes occasions manquées, c'est une maladie systémique, pas un hasard.
Le Ghana, c'est une histoire de courage à part entière. Zéro tir cadré sur tout le match, un xG de 0,26 – en termes de chiffres, une impuissance totale en attaque. Mais dites ça à Lawrence Ati Zigi, qui a passé la soirée de sa vie : note de 9,64, sept arrêts, un mur que la Colombie n'a pas réussi à briser une seconde fois. Le Ghana n'a pas créé – il a survécu, et il l'a fait avec une dignité organisée. En deuxième mi-temps, la possession s'est équilibrée à 54:46 – l'équipe a trouvé ses marques et a cessé de simplement se défendre. Les remplacements d'Iñaki Williams et l'entrée d'Abdul Fatawu Issahaku ont ajouté du piquant sur les flancs, mais sans une véritable finition, tout cela est resté une menace sans mordant.
Le score de 1-0 est juste au final, mais ironiquement modeste au vu du contenu. xG de 2,19 contre 0,26 – un tel écart entre les métriques et les buts réels est rare. La Colombie a gagné, mais n'a pas tué le match alors qu'elle le pouvait. Le Ghana a perdu, mais n'a pas été brisé.
Gustavo Puerta (note de 8,76) a été le pilier du milieu de terrain, Davinson Sánchez a bloqué tout ce qui volait dans la surface. La Colombie sait construire – maintenant, elle doit apprendre à achever.
Sur FootLegion, personne ne vous enlèvera les buts de votre pays – gardez ce match pour toujours.
Maintenant, à vous, les fans : Zigi aurait-il pu à lui seul arracher un match nul, ou la Colombie devait-elle simplement marquer plus ? Et deuxième question – James Rodríguez est sorti à la mi-temps : est-ce un coup tactique ou un signe que la légende joue ses dernières minutes en Coupe du Monde ?